Il consiste à s’asseoir sur un zafu (coussin épais et de forme ronde, rempli de kapok), en position du demi-lotus pour les débutants ou du lotus pour les adeptes et nécessite d’avoir le dos bien droit et colonne vertébrale tendue dès la cinquième vertèbre.
Zazen requiert par ailleurs d’avoir les genoux bien enracinés au sol, avec les deux jambes croisées et de pousser le ciel de la tête. Le menton se doit d’être rentré, la nuque bien redressée et le regard doit se poser tout près de soi, sans pour autant être fixe. Les pouces doivent se joindre à hauteur du nombril et les paumes des mains doivent pointer vers le ciel. Les doigts de la main inférieure doivent supporter ceux de la main supérieure. Impérativement, la respiration employée doit être à l’image de ce positionnement.
Ainsi, on préconise une respiration calme, longue, profonde. La concentration doit se porter sur l’expiration : percevoir l’air qui passe dans nos narines et qui vide nos poumons. Elle doit aussi faire une poussée vers le bas et ce, sur toute l’étendue de l’abdomen.
"Il s’agit (zazen) d’une pratique permettant d’ouvrir la porte à une connaissance plus approfondie et intime du soi-même et de l'Univres. " |
L’état d’esprit est primordial dans la pratique de Zazen. Le fidèle doit laisser défiler les images, les émotions ainsi que les pensées sans toutefois s’y attarder ou s’y attacher, laisser l’esprit aller au hasard.
Le « lâcher prise » doit être complet en ne laissant pas l’esprit se fixer sur une donnée particulière, en acceptant ce qui surgit en temps réel et à laisser passer sans engager de discours ou émettre de jugement, tout en se concentrant sur son être et sa respiration.
Avec le temps, la pratique de Zazen ouvre les portes de l’esprit. Elle permet, entres autres, de réaliser profondément que toutes les pensées qui nous assaillent sont bien souvent impertinentes et vides de sens.
On comprend aussi que tout être humain est constitué d’une intuition propre, universelle et que la conscience s’éclaircit pour faire place à une compréhension intense des forces émises par la nature toute puissante ainsi que des humains.
Pendant Zazen, physique et psychique ne font qu’un. De plus, agressivité, tension, frustration et violence se dispersent pour permettre de trouver la paix et l’unité en soi-même ainsi qu’avec l’univers.
Kin Hin
Le kinhin est une autre forme de méditation qui se pratique dans le dojo, entre deux périodes Zazen. Il s’agit d'une forme de zazen debout, ce dernier est en quelques sortes la continuité de Zazen. Il se pratique debout, avec les mêmes fondements physique et psychiques que son penchant « assis ».
Il s’avère être la marche employée suite au Zazen et s’imbibe de toute la concentration qui en émane. Sa pratique permet d’amplifier la dignité ainsi que la stabilité de l’énergie puisque qu’elle est commise dans le cadre d’un profond contact avec son soi intime.